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Visualisation des données : Comment raconter une histoire sans paroles

  • Publié il y a 1 an
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La visualisation des données est-elle susceptible d’offrir aux professionnels un outil puissant pour communiquer plus efficacement des messages importants à leurs interlocuteurs ? Le recours à l’information au travail pour promouvoir l’efficience représente une pratique bien établie et les cadres de direction maîtrisent aisément graphiques et tableaux. Un rapport annuel serait-il complet en l’absence du diagramme en bâtons montrant la progression annuelle des bénéfices ? Malheureusement, pour de nombreuses entreprises, il s’agit là de tout ce qu’elles peuvent proposer. Or, elles pourraient faire beaucoup mieux ! Une bonne visualisation des données est une chose dont chaque département pourrait tirer profit.

Pour les équipes de direction, voici donc une excellente raison de prendre le temps d’apprendre à maîtriser de nouvelles compétences en matière de visualisation des données. L’avènement des mégadonnées (Big Data) et le flot croissant d’informations signifient que la taille des rapports annuels et des bilans s’accroît considérablement. Nombre d’entre eux constituent désormais de gros cahiers remplis de termes complexes et d’une avalanche de chiffres. Pour les responsables, le moment est donc particulièrement bien choisi de passer à un niveau supérieur en matière d’informations et de présenter celles-ci d’une manière visuellement séduisante, facile à comprendre et – surtout – utile.

C’est ainsi, par exemple, que l’un des défis auxquels les CFO sont fréquemment confrontés consiste à montrer les relations entre différents facteurs au sein de l’entreprise. De quelle manière les investissements de l’entreprise dans des technologies propres ont-ils un effet bénéfique pour les communautés où elle opère ? Quelle influence le niveau de R&D aura-t-il sur le futur flot de nouveaux produits ? Quelles est la relation entre la sélection de fournisseurs et la génération de revenus dans les différents territoires où l’entreprise opère ? Des questions aussi complexes ne nécessitent pas des réponses qui le sont tout autant, mais bien un graphique explicatif bien conçu, remplaçant les mots quand ils ne suffisent pas.

Mais la communication avec des interlocuteurs externes n’est pas le seul domaine qui fait de l’art de visualiser les données une compétence aussi précieuse. De plus en plus, de nombreuses entreprises adoptent une approche conjointe de leurs processus de gestion des informations. Il en résulte que davantage d’informations doivent également faire l’objet d’une communication en interne. Or, si le personnel ne comprend pas les données qu’on lui présente, il ne sera jamais capable d’adhérer aux propositions qu’elles sous-tendent.

Quel est alors le point de départ pour le pro de la finance qui souhaite améliorer ses compétences en matière de visualisation des données ?

La première étape consiste à prendre conscience que les images sont un moyen de communication au même titre que les mots et les chiffres. Les utilisateurs chevronnés de la visualisation ne se limitent pas à utiliser les images comme de simples compléments des mots et des chiffres. Ils les considèrent plutôt comme un nouveau langage à part entière.

Il est ensuite trop facile de considérer que chaque graphique est un diagramme en bâtons. Comme dans le monde des mots ou des chiffres, il existe en effet toute une série d’éléments parmi lesquels choisir pour parvenir à une claire visualisation. Celle-ci ne se limite certainement pas à différents types de tableaux et de diagrammes.

Les données occupent une place importante dans les fonctions de tout cadre dirigeant et comprendre comment les présenter est essentiel pour les transmettre efficacement à tout interlocuteur, qu’il appartienne ou non à l’entreprise. Tout visualiste chevronné sait que visualiser des données a pour but ultime de raconter une histoire. Il se met donc à la place de ses interlocuteurs et veille à ce que les informations parlent d’elles-mêmes, pour que l’histoire soit claire. Il ne complique pas exagérément celle-ci en y ajoutant des statistiques ou des citations superflues, qui peuvent diluer le message essentiel. Lorsque leur présentation est appropriée, les données peuvent constituer un outil extrêmement puissant… et raconter une histoire sans paroles.