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Mieux vaut prévoir que tout remplacer

  • Publié il y a 13 mois
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Les cadres exigent des rapports en temps réel de plus en plus sophistiqués sur les ventes et les autres paramètres. Les clients veulent des réponses immédiates à leurs questions, un service ininterrompu et des informations immédiatement disponibles sur leur compte, la facturation, et émanant du support. L’équipe dirigeante veut des systèmes d’information rapides, capables de différenciation et rentables. Pas étonnant, dès lors, qu’une pression permanente s’exerce sur les leaders technologiques en faveur du partage et de la fourniture instantanés des données commerciales ! Quel que soit le secteur, le flot ininterrompu d’informations est devenu crucial pour le fonctionnement de l’entreprise et fait peser des exigences croissantes sur les systèmes IT hérités.

Il n’existe sans doute aucun mot aussi étroitement associé à un sentiment négatif de manière injustifiée que le terme « hérité ». Il semble résumer tout à quoi s’oppose le CIO. En raison de cette connotation négative, il n’est pas surprenant que la stratégie de remplacement intégral soit si commune et que la majorité des CIO souhaitent procéder, à la moindre occasion, à une mise à niveau technologique intégrale. Plutôt que l’extension des capacités ou des fonctionnalités d’une plate-forme existante, le remplacement intégral semble exercer un attrait reposant sur la mise à niveau intégrale, l’ardoise vierge et le nouveau départ.

À tort. Le désir de remplacement intégral démontre un manque de confiance dans l’évolutivité et l’adaptabilité des systèmes IT de la génération actuelle. Si, dans un premier temps, cela peut donner une piètre impression des fabricants et des revendeurs de ces systèmes, cela s’explique en fait très simplement : un manque de planification. La technologie s’acquiert habituellement pour résoudre un problème qui se pose, plutôt qu’en prévision d’un problème appelé à se poser. Très rares sont les entreprises qui acquièrent une technologie à l’abri du vieillissement, en prévision de situations qui peuvent survenir à l’avenir. En conséquence, nombreux sont ceux qui craignent qu’une mise à niveau sera défaillante ou que le système hérité ne pourra être modernisé, ce qui les incite à croire que la seule option viable consiste à tout remplacer.

Une autre chose à prendre en compte est que le remplacement d’un système hérité étroitement intégré à l’infrastructure de l’entreprise ne représente pas uniquement une question d’IT. Les bouleversements à grande échelle ont des répercussions très importantes sur le personnel, la formation et, en fin de compte, sur la rentabilité. Aucune entreprise ne peut vraiment se permettre de remplacer complétement ses systèmes à chaque fois qu’un problème se pose.

La flexibilité exige que l’on soit capable de modifier et d’adapter les systèmes rapidement, de manière fiable et efficace. Une bonne décision en matière de technologie ne consiste pas uniquement à résoudre les problèmes qui se posent ; elle doit veiller à fournir la capacité de faire face aux problèmes qui surviendront à l’avenir.

La chose la plus importante pour un CIO s’est de s’impliquer dans la planification à long terme. Lorsque l’équipe dirigeante prend des décisions sur ce à quoi l’entreprise ressemblera dans dix ou vingt ans, le CIO doit participer à ces discussions afin de pouvoir efficacement planifier l’IT. Prévoir l’avenir d’une entreprise implique de prévoir l’avenir de ses clients et de leurs besoins, mais – chose aussi importante – de prévoir aussi la manière dont la technologie demeurera en phase avec cette évolution.

Lorsque l’on est confronté aux difficultés et aux problèmes délicats que posent parfois les systèmes IT hérités, il est trop facile d’être tenté de trouver une nouvelle solution autonome et de tout remplacer. Mais la vraie réponse à apporter consiste à planifier à l’avance et à choisir une infrastructure qui soit évolutive et permette l’intégration de nouvelles fonctionnalités pouvant s’adapter à des événements futurs imprévisibles. En d’autres termes : Mieux vaut prévoir que tout chambouler.