Vous avez dit que « l'adrénaline vous aidait à rester sur le qui-vive ». Pouvez-vous développer ?
« Je suis le photographe officiel du Rallye Dakar et j'ai vécu un évènement qui m'a fait monter les larmes aux yeux. C'est dans ce type de moments que je remercie Dieu pour tout ce que j'ai la chance de vivre. Nous suivions un véhicule de course, à bord d'un hélicoptère qui volait bas au-dessus de lui, et j'étais suspendu à l'extérieur à l'aide d'un harnais. Nous volions à grande vitesse, contournant d'impressionnants rochers. Au détour d'un virage, j'aperçois des personnes qui grimpent sur les rochers, au-dessus et en dessous de nous. Je pouvais les entendre encourager les participants. J'ai ressenti une intense émotion. L'adrénaline vous encourage à rester sur le qui-vive car vous êtes tellement fasciné par ce qui se passe autour de vous que vous ne voulez rien rater. ».
Est-ce difficile de capturer des images nettes et dynamiques tout en étant suspendu à l'extérieur d'un hélicoptère qui vole à grande vitesse ?
« C'est très effrayant à cause de la vitesse impressionnante et tout ce qui se passe autour, mais je me concentre uniquement sur mon appareil photo. L'hélicoptère manœuvre de gauche à droite très rapidement ; vous vous retrouvez face au sol, puis face au ciel en l'espace d'une seconde. Je me concentre uniquement sur mon viseur, mais l'adrénaline est toujours présente. J'ai souvent la chair de poule lorsque l'hélicoptère se pose au sol. »
Suivez-vous un processus différent lorsque vous photographiez pour des agences de publicité ?
« Pour la publicité, j'ai cinq ou six créations et clients pour lesquels je dois réaliser des livraisons rapides. Impossible de faire des essais ; je dispose en général de 5 minutes, parfois 10, pour réaliser un tournage publicitaire pour la télévision, car c'est la vidéo qui est prioritaire, et non et les photos. Ce type de travail ne laisse pas la place aux essais et aux erreurs : vous devez savoir ce que vous faites. »
Quelle serait la commande de vos rêves ?
« Je rêvais de travailler pour Netflix, et c'est désormais le cas ! Je suis sur la série « Formula 1 : Pilotes de leur destin". »
De quel équipement Canon ne pourriez-vous pas vous passer, et pourquoi ?
« Mon appareil photo Canon EOS R5 Mark II et mon objectif Canon RF 28-70mm F2L USM. La résolution de 45 millions de pixels de l'EOS R5 m'offre le niveau de détail et la qualité d'image dont j'ai besoin pour mon travail dans la publicité, ainsi que la liberté de recadrer sans compromettre le résultat final. Chaque année, je réalise plus de 50 panneaux d'affichage dans les rues, dont certains mesurent jusqu'à 100 mètres de large ; c'est donc indispensable. La cadence de 30 images par seconde, associée à un excellent autofocus et à un suivi du sujet performant, me donne l'assurance nécessaire pour saisir les moments décisifs, même dans des situations où tout va très vite. Le RF 28-70mm F2L USM est toujours dans mon sac. Sa plage focale couvre une grande partie de mon travail, et son ouverture constante de f/2 lui permet d'offrir d'excellentes performances en basse lumière, tout en me garantissant une netteté et un contraste exceptionnels. Il allie la flexibilité d'un zoom au rendu d'un objectif à focale fixe. »
Que pourrions-nous découvrir d'autre dans votre équipement qui vous aide à sublimer votre travail ?
« Vous y trouverez sans doute des batteries de rechange et des cartes mémoire, ainsi que des spécialités libanaises et des boissons énergisantes. »